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Le glossaire présente les termes de tous les domaines de la conservation audiovisuelle par ordre alphabétique.
Audio Interchange File Format. Voir IFF.
Matière avec laquelle on fabriquait les bandes sonores, jusque dans les années 60. Désignation familière pour l’acétate de cellulose, dont la composition chimique s’apparente à celle du diacétate de cellulose.
Les fichiers AOB (Audio Object) sont des fichiers streaming MPEG (similaires aux fichiers VOB), qui contiennent de l’ audio. À l’inverse des fichiers VOB, ils ne contiennent pas des informations de navigation, mais seulement un flux audio. Source: http://dvd-audio.sourceforge.net/spec/aob.shtml
Effets parasites suscités par un traitement, numérique notamment. Difficiles voire impossibles à mesurer, ils peuvent être plus gênants que le phénomène qu’ils sont censés atténuer ou supprimer.
BD est l’abréviation de Blu-ray Disc et fait partie des supports de stockage de données optiques, car il peut être lu par rayons laser comme les anciens CD et DVD, et peut également être écrit ou gravé pour les BD-R (enregistrable) et BD-RE (enregistrable, effaçable). Le BD a été lancé sur le marché en 2006 dans le but de remplacer le DVD en tant que support pour le home cinéma. Le BD permet de stocker des images animées en résolution haute définition. Le format s’est imposé face à des systèmes concurrents tels que le HD DVD.
La capacité de stockage dépend du nombre de couches utilisées. Elle peut aller de 25 Go à 128 Go.
Modèle de données pour les bibliothèques, conçu comme successeur de MARC 21, dans le but de pouvoir utiliser des données (ouvertes) liées. BIBFRAME se réfère à une version simplifiée du modèle de données FRBR, mais utilise comme lui le RDF (Ressource Description Framework). Pour plus d’informations, voir l’entrée dans Wikipedia et le site officiel BIBFRAME de la Library of Congress.
La plus petite unité d’information de la technique numérique. Un bit (binary digit) représente deux états différents: «0» ou «1». n bits représentent 2n états différents. Ainsi 8 bits par exemple représentent 28, c’est-à-dire 256, états différents, soit tous les nombres compris entre 00000000 (0 selon le système décimal) et 11111111 (255 selon le système décimal). On mesure la valeur d’un signal avec 8 bits et on peut attribuer à chaque valeur un nombre entre 0 et 255, ce qui donne 256 valeurs différentes possibles. Un CD avec par exemple 16 octets représente 216 bits = 65 536 valeurs possibles.
8 bits = 1 octet (= 1 byte)
1024 octets = 1 kilooctet Ko = (1 Kilobyte KiB)
1024 Ko = 1 mégaoctet Mo (= 1 Megabyte MiB)
1024 Mo = 1 gigaoctet Go (= Gigabyte GiB)
1024 Go = 1 téraoctet To (= Terabyte TiB)
1024 To = 1 pétaoctet Po (= 1 Petabyte PiB)
Si au lieu de 1024 (système binaire), on parle de 1000 unités (système décimal), on écrit KB, MB, GB, TB ou PB.
Le format BWF (Broadcast Wave Format), développé spécialement pour le domaine de la radiodiffusion convient cependant bien comme format d’archivage. Au début des années 90 du siècle dernier, l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER) a voulu développer un format standard qui permette entre autre l’échange de programmes numériques. Ceci, indépendamment du fait que les fichiers audio soient destinés à un environnment Mac/Unix (format AIFF) ou PC (RIFF/WAVE ou .wav) et également indépendamment du fait qu’il s’agisse de fichiers linéaires ou ayant subi un processus de réduction de données. Le format BWF peut contenir, en plus du signal audio, également des métadonnées structurées pouvant communiquer avec une base de données. Un fichier audio en BWF peut être lu par la plupart des appareils alors que les métadonnées ne sont pas lisibles. Ainsi, le format BWF est universel et peut contenir des informations supplémentaires capitales pour l’archivage. Entre-temps, le standard BWF a été accepté par l’AES (Audio Engineering Society) et l’industrie, et est devenu une norme (voir aussi IFF).
La mise en cascade cause une détérioration du signal sonore entre le moment de l’événement sonore original et celui de l’audition. Cela arrive lorsque l’on enregistre le son plusieurs fois consécutives au moyen de procédés occasionnant des pertes (réduction de données). Les chaînes de diffusion (p.ex. émissions de radio) qui transforment à plusieurs reprise la transmission du signal par des codages entre le moment de la production et celui de la diffusion contribuent également à altérer la qualité du son. Voir aussi: Réduction de données.
Abréviation du Comité Consultatif International des Radiocommunications qui s’occupe des questions de normes. Fait partie depuis 1992 de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
Utilisée entre autres en relation avec l’établissement de normes techniques pour les bandes sonores et en relation avec la norme de télédiffusion en couleur Phase Alternation Line CCIR/PAL (Phase Alternation Line). Voir «normes de télédiffusion».
CD pour Compact disc désigne une famille de supports optiques. Introduit en 1981 pour la distribution de musique (CD audio ou CD-DA pour Digital Audio). La musique est enregistrée en stéréo 16 bits avec une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kilohertz. Il existe deux tailles : Diamètre 120mm et 80mm (mini-CD).
Le CD-R (CD-recordable) offre la possibilité de graver une fois une information sur le support sans pouvoir la modifier par la suite. Le CD-RW peut être enregistré plusieurs fois. Les deux peuvent être utilisés comme CD audio ou comme stockage de données. La capacité de stockage d’un CD-R et d’un CD-RW a évolué au fil du temps, passant de 540 Mo à 900 Mo. Les disques enregistrables ont une durée de vie limitée.
Abréviation de Compact Disc Read-Only Memory. Le CD-ROM contient des fichiers lisibles par ordinateur. Il a été présenté en 1985 et normalisé en 1988 sous le nom d’ISO 9660. La capacité de stockage d’un CD-ROM est comprise entre 553 et 900 Mo. Utilisé pour la publication de logiciels, de jeux vidéo, d’encyclopédies, de supports d’apprentissage, etc.
Terme générique désignant différents procédés de réduction de la quantité de données. On distingue la réduction de données destructive ou avec pertes, qu’on appelle également Lossy coding, et la compression de données qui travaille au moyen d’un algorithme sans perte ou non destructive. Voir aussi: Lossless coding.
Température, humidité relative et qualité de l’air dans une pièce que l’on peut régler au moyen du chauffage, de l’air conditionné ou autres systèmes (par ex.dans un bureau ou une bibliothèque). Voir aussi: Local d’archivage.
Conditions de stockage visant à prolonger la durée de vie des documents. Dans les pièces répondant aux conditions d’archivage règnent généralement une température et un taux d’humidité inférieurs à ceux des locaux destinés à l’administration et à la consultation. Pour des raisons de sécurité, le personnel n’a qu’un accès limité aux documents rangés dans des locaux répondant aux conditions d’archivage. Voir aussi: Local d’archivage.
Phénomène de contraction de la bande exposée à une très basse température. Voir aussi: Déformation.
Processus grâce auquel on mesure et on quantifie un signal analogique. Les valeurs obtenues sont ensuite converties en nombres binaires. Voir aussi: Format audio linéaire.
Le liant d’une bande magnétique s’est tellement décomposé que lorsque l’on passe la bande, la couche magnétique se décolle pouvant entraîner une perte du signal et un encrassement des têtes de lecture vidéo ou audio. Terme technique: Sticky Shed Syndrome Voir aussi: Liant et Hydrolyse.
Les changements d’humidité et de température (trop élevée ou trop basse) peuvent modifier les supports et causer des dommages irréversibles. La dilatation est provoquée par la chaleur et la contraction par le froid.
Le DVD (Digital Versatile Disc) fait partie des supports de données optiques. Les DVD-R et DVD+R (enregistrables) peuvent être enregistrés une fois, les DVD-RW (réinscriptibles) plusieurs fois. Comme pour son aîné le CD (ou CD-R, CD-RW), un rayon laser est responsable de la lecture et de l’écriture des informations. Introduit en 1996, le DVD a remplacé les cassettes vidéo VHS pour le home cinéma.
Les DVD-R, DVD+R et DVD-RW peuvent être utilisés comme DVD vidéo ou comme support de données. Les DVD ont différentes capacités de stockage. Les plus courants sont les DVD-5 (4,7 Go) et les DVD-9 (8,5 Go). Les disques gravés par l’utilisateur ne sont pas appropriés comme support d’archivage.
Les DVD ont également été utilisés pour des enregistrements sonores de très bonne qualité. Le DVD audio peut stocker des informations jusqu’à 24 bits à une fréquence d’échantillonnage allant jusqu’à 96 kHz.
La résolution est exprimée soit en pixels, soit en points par pouce. La désignation techniquement correcte est pixel per inch (ppi) pour les périphériques d’entrée (scanners, caméras) et dots per inch (dpi) pour les périphériques de sortie (imprimantes).
Abréviation d’Electronic Industries Alliance in Arlington, en Virginie, aux Etats-Unis, associée depuis 1991 à la TIA (Telecommunications Industry Association). Organisme qui publie des normes. Dans les domaines de la vidéo et de la télévision, utilisé en relation avec la norme de télédiffusion NTCS (EIA/NTSC). Voir «normes de télédiffusion»
Abréviation d’Electronic Industries Association of Japan. Organisme qui a, entre autres, défini en 1969 la norme pour les bandes 1/2 pouce.
Procédé d’enregistrement sur une bande magnétique de signaux sonores magnétiques continus. Ces signaux correspondent aux différents signaux de tension amplifiés provenant du micro.
Procédé d’enregistrement grâce auquel le signal de tension transmis par l’intermédiaire du micro est transformé en code binaire. Lors de l’audition, ce code sera à nouveau transformé au moyen d’un convertisseur numérique/analogique en signal de sortie analogique.
Ce terme désigne les documents audiovisuels qui sont enregistrés sur un support de données lors de leur création. Par exemple en tant que fichier WAVE, TIFF ou MP4.
Le terme « digital-born » est également souvent utilisé. Ce terme est toutefois ambigu, car dans le domaine de l’audio et de la vidéo en particulier, des formats numériques ont été développés sur des supports physiques (bandes ou disques) qui ont certes enregistré des signaux numériques, mais pas de fichiers sur les bandes ou les disques (p. ex. les CD ou les vidéos DigitalBetam).
Ce terme désigne en général les spécifications techniques d’un support sonore. Pour une bande sonore par exemple, il s’agit de la disposition des pistes sur la bande magnétique, de la largeur de la bande, des dimensions des bobines ou des cassettes et de la vitesse de lecture. Le format indique également des spécifications techniques propres au domaine audio comme par exemple les corrections à l’enregistrement et à la lecture. Les noms des formats sont définis par différentes organisations (p.ex.: NAB, CCIR, IEC, AES). Connaître le format est de prime importance pour obtenir une reproduction correcte du signal sonore.
Aussi PCM (Pulse Code Modulation). Il s’agit d’un format audio numérique qui ne recourt à aucun codage en terme de réduction de données. Des échantillons de la sinusoïde continue du signal sonore analogique sont prélevés périodiquement, p. ex.: 48 000 fois par seconde, soit 48 kHz (impulsion). Le convertisseur analogique/numérique (CAN) quantifie chaque amplitude échantillonnée (oscillation de la sinusoïde), il lui attribue une valeur exprimée en bits (p. ex.: 24 bits) que l’on appelle également code. Le procédé s’appelle PCM (Pulse-Code-Modulation). Il a été formulé théoriquement en 1948 par Claude Elwood Shannon sur la base d’une théorie mathématique de Harry Nyquist (1928), c’est pourquoi l’on parle également du théorème d’échantillonnage de Nyquist-Shannon.
Modèle de données pour les métadonnées bibliographiques et base théorique pour la création de règles bibliographiques (par ex. RDA). Développé par l’IFLA (International Federation of Library Associations and Institutions). Se compose d’entités qui sont en relation les unes avec les autres. La base est constituée de 4 entités : œuvre (work), expression (expression), manifestation (manifestation) et exemplaire (item).
Abréviation anglaise de High Definition Television (Télévision haute définition). Normes de télédiffusion comportant un nombre élevé de lignes : 1080 ou 720 lignes avec des images au format 16/9e. Voir également «normes de télédiffusion».
Unité de mesure exprimée par un pourcentage qui indique la quantité de vapeur d’eau qui se trouve dans l’air par rapport à la quantité maximale d’eau que l’air ambiant peut contenir. Voir aussi: Local d’archivage.
Décomposition des composés chimiques par réaction avec l’eau. Les polyesters qui constituent le liant des bandes magnétiques sont sujets à l’hydrolyse et se décomposent en alcools et en acides. Le processus de l’hydrolyse est théoriquement réversible puisque les alcools et les acides interréagissent et forment avec l’eau un composé de polyester. Cependant, dans la pratique, une couche de liant dans un état de décomposition avancé peut très difficilement retrouver sa forme initiale même si la bande magnétique est
conservée dans des conditions extrêmement sèches.
L’IFF (Interchange File Format) est un format de fichiers numériques créé par la société Electronic Arts en 1985. Le but était de faciliter l’échange de données entre des logiciels de diverses sociétés. On distingue l’AIFF (Audio Interchange File Format) utilisé dans le monde Macintosh, et le RIFF (Resource Interchange File Format) adapté en 1991 par Microsoft et IBM pour assurer la compatibilité avec les processeurs Intel. Les fichiers IFF ne possèdent normalement pas d’extensions propres mais sont la base de fichiers comme l’AIFF, le WAV et le BWF. Les spécifications du format AIFF ont été publiées par Apple en 1988.
Abréviation de International Standard Archival Description (General). Norme internationale d’application pour la description de documents archivés. Adoptée par l’ICA (International Council on Archives) en 2000. Elle suit le principe de la description hiérarchique à plusieurs niveaux pour décrire le contexte de création et le contenu des documents d’archives et pour appliquer le principe de provenance.
L’Association des archivistes suisses (AAS) a élaboré ses propres directives pour l’utilisation d’ISAD(G), qui sont adaptées aux usages en Suisse : https://vsa-aas.ch/fr/ressources/normen-und-standards-fr/isad-g-directive/
Il s’agit de polymères qui permettent aux particules magnétiques de tenir ensemble et de «coller» sur le support. Les liants sont la plupart du temps fabriqués à base de polyester ou de polyuréthane. Ils sont souvent les premiers touchés dans le processus de dégradation des supports. Voir aussi: Décomposition du liant.
Données librement disponibles sur Internet, définies par un URI (Uniform Resource Identifier) et pouvant être directement reliées à d’autres ressources. Contrairement aux données liées, les données liées sont librement disponibles et peuvent être utilisées pour n’importe quelle application. LoD est particulièrement adapté aux applications utilisant RDF (Ressource Description Framework) et SPARQL. Wikidata est un exemple de collection de LoD.
Aussi Lossless data compression est une compression de données numériques sans perte. Il s’agit d’une compression de données numériques dont les algorithmes permettent la reconstitution des originaux dans leur intégralité. La réduction de la taille des fichiers est essentiellement due au fait que les informations redondantes sont supprimées.
Egalement bande master ou bande master éditée. Mot anglais désignant le montage de référence d’un enregistrement. En termes d’archivage, la bande master peut correspondre à l’original. Dans le contexte d’une numérisation de matériel analogique ancien, le master peut également signifier la première copie numérique non travaillée.
MARC est l’abréviation de Machine Readable Cataloging, 21 étant la version. MARC 21 est un système développé par la Library of Congress pour la saisie uniforme de données bibliographiques dans le but de pouvoir les échanger entre bibliothèques. La Bibliothèque nationale suisse (BN) a publié des informations (y compris un manuel) sur les champs utilisés à la BN (en langue allemande): https://www.nb.admin.ch/snl/de/home/fachinformationen/erschliessen/formalerschliessung.html#-1537554521
MD5 (Message-Digest Algorithm 5) est une fonction de hachage cryptographique bien connue dotée d’une valeur de hachage de 128 bits. Très répandue dans les applications relatives à la sécurité, la fonction MD5 est aussi fréquemment utilisée pour vérifier l’intégrité de fichiers ; elle fait un somme de contrôle.
Mécanisme d’entraînement d’un magnétophone qui fait passer la bande devant les têtes de lecture lors de l’audition. Les éléments de ce mécanisme sont: les guides de bandes, le cabestan (en anglais capstan), les galets presseurs, etc.
Informations utilisées pour décrire, identifier et cataloguer des enregistrements.
Traduction de l’expression anglaise PCM (Pulse Code Modulation). Également connu sous le nom de format audio linéaire. Il s’agit d’un format audio numérique qui ne recourt à aucun codage en terme de réduction de données. Des échantillons de la sinusoïde continue du signal sonore analogique sont prélevés périodiquement, p. ex.: 48 000 fois par seconde, soit 48 kHz (impulsion). Le convertisseur analogique/numérique (CAN) quantifie chaque amplitude échantillonnée (oscillation de la sinusoïde), il lui attribue une valeur exprimée en bits (p. ex.: 24 bits) que l’on appelle également code. Le procédé s’appelle PCM (Pulse-Code-Modulation). Il a été formulé théoriquement en 1948 par Claude Elwood Shannon sur la base d’une théorie mathématique de Harry Nyquist (1928), c’est pourquoi l’on parle également du théorème d’échantillonnage de Nyquist-Shannon.
La modulation de fréquence (FM) est une onde de haute fréquence qui est utilisée comme porteuse pour un signal de basse fréquence qui est modulée dessus. Source: École Polytechnique de l’UNS – Polytech’Nice Sophia – Département d’Électronique.
Abréviation de MPEG-1 Audio Layer 2, un procédé de réduction de données avec pertes. Pour les PC et Internet, il a été essentiellement remplacé par le MP3, il demeure cependant le principal standard pour la production et la diffusion dans le domaine de la radio et fait partie du standard de radiodiffusion numérique. La réduction de données est de 1:5, un peu moins forte que pour le MP3. La radiodiffusion passera vraisemblablement au format linéaire dans les prochaines années. Une partie de la préproduction (piècesradiophoniques) est déjà réalisée dans des formats audio haute définition, alors que les actualités sont toujours produites sur MP2. Le format peut être échelonné, il réduit ainsi plus ou moins les données suivant les besoins (variable bit rate ou débit binaire variable). Voir aussi: MPEG.
MPEG-1 Audio Layer 3 (MP3) est un format de fichier utilisé pour la réduction de données et largement répandu sur Internet. Le format MP3 a été développé dès 1982 par une équipe gravitant autour de
Karlheinz Brandenbourg réunissant le Fraunhofer-Institut für integrierte Schaltungen (IIS) à Erlangen ainsi que l’Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nürnberg en collaboration avec les entreprises AT&T Bell Labs et Thomson. Il a été standardisé en 1992 en tant que partie du MPEG-1. Comme beaucoup d’autres procédés de codages (codecs), il est protégé par une patente. Le MP3 peut également avoir un débit binaire variable. Voir aussi: MPEG.
Le MPEG (Moving Picture Experts Group) est un groupe d’experts qui s’occupe d’établir des normes pour la réduction de données vidéo et autres domaines apparentés, comme la compression de données audio ou les formats conteneurs. Il s’est constitué en 1988, suite à la libéralisation survenue dans le domaine de la radiodiffusion et à l’arrivée de la télévision par satellite, alors qu’il fallait trouver des solutions techniques pour réduire les coûts. Aujourd’hui environ 350 experts issus de 200 entreprises et organisations provenant de 20 pays différents y sont représentés. La désignation officielle du MPEG est ISO/IEC JTC1/SC29/WG11.
Une norme de télédiffusion décrit le nombre de lignes qui composent une image TV ainsi que la fréquence à laquelle une image TV se renouvelle. En Europe, la télévision à résolution standard est diffusée avec la norme 626/50, c’est-à-dire 625 lignes pour 50 Hz. Aux Etats-Unis et au Japon prévaut la norme 525/60, soit 525 lignes pour 60 Hz. On parle dans le langage courant des normes de télédiffusion en couleur PAL pour l’Europe occidentale, SECAM pour la France et une partie de l’Europe orientale et NTSC pour les Etats-
Unis et le Japon. Voir aussi «HDTV».
Le noyau autour duquel la bande magnétique ou filmique est enroulée dans une cassette ou pour former une bobine.
Abréviation anglaise de National Television Standards Committee. Procédé de télédiffusion couleur aux Etats-Unis et au Japon. Voir «normes de télédiffusion»
En terme d’archivage, désigne soit le support utilisé lors de l’enregistrement original, soit, lorsque les supports originaux ne sont plus disponibles, la génération la plus ancienne des versions qui en ont été tirées. Voir aussi: Master.
Particules maintenues par le liant et qui constituent le revêtement d’une bande magnétique. On utilise, par exemple, pour les bandes vendues habituellement dans le commerce, de l’oxyde de fer, du dioxyde de chrome, du ferrite de baryum ou des particules de métal pur utilisées comme pigments.
Abréviation anglaise de Phase Alternating Line. Procédé européen de télédiffusion couleur. Voir «normes de télédiffusion».
PBCore est une norme de métadonnées qui a été créée pour être utilisée par la radio et la télévision publiques américaines. Elle est basée sur la norme Dublin Core, mais contient des champs supplémentaires pour les documents audiovisuels. Lorsque les champs sont représentés dans un schéma XML, les données peuvent circuler facilement entre différentes archives. Pour plus d’informations et la liste de tous les champs, voir Wikipedia (en anglais) et le site officiel PBCore.
Aussi appelé « format audio linéaire ». Il s’agit d’un format audio numérique qui ne recourt à aucun codage en terme de réduction de données. Des échantillons de la sinusoïde continue du signal sonore analogique sont prélevés périodiquement, p. ex.: 48 000 fois par seconde, soit 48 kHz (impulsion). Le convertisseur analogique/numérique (CAN) quantifie chaque amplitude échantillonnée (oscillation de la sinusoïde), il lui attribue une valeur exprimée en bits (p. ex.: 24 bits) que l’on appelle également code. Le procédé s’appelle PCM (Pulse-Code-Modulation). Il a été formulé théoriquement en 1948 par Claude Elwood Shannon sur la base d’une théorie mathématique de Harry Nyquist (1928), c’est pourquoi l’on parle également du théorème d’échantillonnage de Nyquist-Shannon.
Variante éphémère du disque Blu-ray développée et commercialisée par Sony pour le stockage de données en entreprise. Lancée en 2004, cette technologie utilisait des disques d’une capacité de stockage de 23 Go, entourés d’un boîtier étanche à l’air. Le développement a été arrêté dès 2006 et le support des appareils en 2014.
La résolution est exprimée soit en pixels, soit en points par pouce. La désignation techniquement correcte est pixel per inch (ppi) pour les périphériques d’entrée (scanners, caméras) et dots per inch (dpi) pour les périphériques de sortie (imprimantes).
RDA est une norme et un ensemble de règles pour le catalogage. Développé à l’origine pour les bibliothèques (première version en 2010), RDA est également utilisé dans les musées et les archives. RDA est particulièrement adapté à l’utilisation avec Linked-Open-Data. Pour l’espace germanophone, il existe des règles spécifiques qui sont consignées dans le RDA Standard DACH. La Bibliothèque nationale suisse publie des règles supplémentaires pour le contexte suisse : https://www.nb.admin.ch/snl/fr/home/informations-professionnels/cataloguer/formel.html#-1106685851
Norme pour l’indexation des documents d’archives. Evolution d’ISAD(G) et d’autres normes de répertoire dans le but d’assouplir l’ordre hiérarchique strict sans mettre en danger le principe de provenance. RiC permet également des relations parallèles et plurielles entre les différents éléments. Dans un catalogage RiC, les documents d’archives peuvent être reliés à d’autres institutions de mémoire à l’aide de Linked Open Data. Plus d’informations sur RiC dans l’article de Wikipedia et sur le site de l’ICA (International Council on Archives) : https://www.ica.org/ica-network/expert-groups/egad/records-in-contexts-ric/
Spécification technique du CD audio, définie en 1980 par les sociétés Philips et Sony et reprise par la CEI (International Electrotechnical Commission) en 1983 sous le nom de norme 60908. Elle décrit entre autres le format d’encodage des données audio stéréo (résolution de 16 bits, fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz), la répartition des informations sur le CD et le mécanisme de correction des erreurs.
La «réduction de données» est souvent appelée «compression de données». Il s’agit d’un procédé permettant de réduire la quantité d’informations sur la base des caractéristiques propres à l’ouïe, en éliminant par filtrage les éléments inaudibles. Dans ce cas on parle de réduction de données avec perte (lossy coding). Il existe aussi la réduction de données sans perte (lossless coding).
Voir: IFF
Séquentiel couleur à mémoire. Aussi SÉCAM. Norme TV pour la télévision analogique en couleur, utilisée en France, en Union soviétique et en Europe de l’Est et dans certaines régions d’Afrique et d’Asie de l’Est; différente de PAL et NTSC. Les applications SECAM en France et en Europe de l’Est, y compris l’URSS, ne sont pas entièrement compatibles.
Abréviation anglaise de Standard Definition Television. Voir «normes de télédiffusion» et «HDTV».
Voir: Décomposition du liant
Les médias optiques, les supports de données optiques ou les mémoires de données optiques sont lus à l’aide d’un rayon laser. Certains supports peuvent également être écrits à l’aide d’un faisceau laser. Parmi les premiers supports optiques, on trouve le disque laser (LD), un système vidéo analogique destiné à un usage domestique, mais aussi à des applications professionnelles (inventé en 1971, lancé en 1978).
Les CD, DVD et BluRay (BD) et leurs variantes gravables (CD-R, CD-RW, DVD-R, DVD-RW, BD-R, BD-RE) sont également des supports optiques. Ils stockent des sons numériques (CD audio) et des films (Laserdisc, DVD vidéo) et peuvent être utilisés pour stocker des données.
En anglais «Vinegar Syndrome». Décomposition des bandes magnétiques en acétate de cellulose (voir glossaire) engendrée par l’hydrolyse. Ce processus libère de l’acide acétique, responsable de l’odeur caractéristique de vinaigre. Lorsque le syndrome du vinaigre s’est déclaré, la décomposition de la bande progresse de manière significative car l’acide acétique accélère l’hydrolyse de l’acétate de cellulose. Pas de problème dans le domaine des bandes vidéo (pas de bandes en acétate), courant pour les films et pour les enregistrements sonores sur bande magnétique séparés des films (bandes Sepmag). Le phénomène est observé depuis peu dans les archives sonores de Suisse.
Force exercée par le magnétophone sur une bande lors de son défilement le long du chemin de bande. La tension de bobinage devrait être contrôlée régulièrement.
Un tirage photographique réalisé à une date proche de la prise de vue et produit soit par le photographe lui-même, soit sous sa supervision.
VOB (Video Object) est le format conteneur dans le support vidéo DVD. Un VOB peut renfermer des contenus vidéo numériques, des contenus audio numériques, des sous-titres et des menus et navigations DVD.
Extension de fichier .wav. Format de conteneur linéaire pour les données audio, développé en 1991 par IBM et Microsoft. S’appuie sur RIFF (Resource Interchange File Format). Généralement des données PCM linéaires sans compression. Recommandé pour l’utilisation dans les archives. Peut également être encodé avec une compression avec perte (lossy coding).