Le film d'alpinisme, années 1920. Première approche.

Parmi la production suisse qui se met en place dès le début des années 1920, il y a des fictions situées à la montagne et des films dont la montagne est le sujet. Les protagonistes en sont les varappeurs et l'homme à la caméra qui grimpe avec eux. C'est de ce genre documentaire dont il est question ici.

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Bild von Wanderern auf einem Gipfel.
Le cinéma suisse a toujours prêté attention aux Alpes, pour diverses raisons, avec diverses intentions et selon diverses formes, toutes marquées par un dénominateur commun qui ne définissait aucun autre pays de l'arc alpin : l'assimilation de la Suisse aux Alpes. C'est vrai dès la période d'émergence d'une production autochtone, les années 1920, pour la fiction comme pour le documentaire, ce paysage national étant considéré comme l'atout majeur d'une cinématographie indigène, à la fois pour des raisons identitaires et des perspectives d'exportation.
 
Si le «Bergfilm» fictionnel a fait l'objet de nombreuses études, il est une catégorie de films qui n'a pas vraiment été abordée jusqu'ici, le film d'alpinisme. Les études et les documents réunis dans ce dossier veulent en donner un premier éclairage, principalement fondé sur l'activité du photographe et opérateur Emile Gos (1888-1969) et sur trois réalisations en particulier : L'Arête de l'Argentine (1922), La Croix du Cervin / Sur les hautes cimes (1922/1923), L'Ascension du Gabelhorn (Edelspitze) de St-Nicolas (1924).
 
A quoi ça ressemble, un film de grimpe de ces années-là ? Qu'y voit-on filmé et comment ? Où ces images circulèrent-elles ? Quel fut leur accueil ? Par quelles voies nous sont-elles parvenues ?
Autant de questions auxquelles nous espérons répondre par les travaux proposés ici, au moment où la Cinémathèque suisse procède à l'inventaire et au catalogage des films de cette période déposés par la section genevoise du Club alpin suisse, très active dans ce domaine durant cette décennie. 
 
L'accès aux images est indispensable. Elles figurent ici non pas comme illustration du propos, mais comme source même de la démarche, une source dont l'état de conservation varie en contenu et en qualité. On verra que cet aspect est méthodologiquement au cœur de notre approche.

Etude et film - les deux premières propositions forment un tout consacré à la seule réalisation d'Emile Gos intégralement conservée, L'Arête de L'Argentine (Alpes vaudoises), tournée en juin 1922. Notre reconnaissance va au Museo Nazionale della Montagna di Torino - Cineteca Storica, pour l'accès donné ici à la copie 16 mm conservée à Turin, réduction quasiment complète, mais rognée, d'un original 35 mm. 

Roland Cosandey, décembre 2025
 
 

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Table des matières
 
L'Arête de l'Argentine (Alpes vaudoises), Emile Gos, Artès-Film, CH 1922. Roland Cosandey, décembre 2025 (PDF)